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Carnavalet fait sa Révolution !

Drôle d’exposition à Carnavalet ou l’on voit un peu la Révolution du bon vieux temps, du temps des banquets révolutionnaires, des clubs et des discours enflammés au Palais- Royal.
On voit Paris se révolter et découvrir la liberté dans l’ivresse de la prise de la Bastille (remarquable série de croquis pris sur le vif), ou la grand-messe de la fête de la Fédération. Paris qui vit ses Grandes journées, Journée des femmes, prise des Tuileries. Paris qui prend la famille royale, l’Assemblée et la Révolution en otages…
Miniatures, costumes de Garde national, piques et autres cocardes témoignent de la fierté des parisiens tandis que les portraits : Barnave, Bailly, les girondins, Hebert … et le refrain des dates de décès, 1793 ou 1794, rappellent combien la vie était brillante et précaire au bon vieux temps !

Les conférences de Marmottan

La bibliothèque Marmottan organise régulièrement, le mercredi, des conférences gratuites et libres d’accès qui présentent des sujets liés à l’univers napoléonien. Mercredi 4 novembre, Florence Le Bars des universités Paris X Nanterre et Fédérico II de Naples, a présenté son sujet de thèse : Naples, le roi et l’archéologie : la découverte de l’antiquité sous le règne de Murat.
Pendant les dieci anni francesi, règnes des rois Joseph Bonaparte puis Joachim Murat de 1808 à 1815, l’archéologie évolue et passe du cabinet de curiosités cher à l’homme du XVIIIe, au musée. L’approche devient systémique : les techniques de fouilles deviennent scientifiques. Un vaste projet de fouille est mis au point qui prévoit la fouille complète de Pompéi en dix ans (le quart est fouillé à ce jour !). De même on ne recherche plus seulement à exposer les pièces de prestige mais à présenter les œuvres dans leur contexte, par école ou atelier. Une législation est instituée pour protéger sites et découvertes des pillages en règle organisés par les propriétaires terriens et tous les diplomates en poste à Naples.

De Byzance à Istanbul – Un port pour deux continents

L’exposition du grand Palais entr’ ouvre pour nous la Sublime Porte et nous initie à Constantinople, ancienne capitale de l’empire romain d’orient, devenue Istanbul après sa prise par le Sultan mehmet II en 1453.
Dans la pénombre des murailles de briques de la ville revivent au long des siècles les cérémonies impériales et les fêtes religieuses des Byzantins, puis celles des Stambouliotes ottomans. Vie quotidienne, harems, marchés, fastes de cour et relations diplomatiques sont évoquées par près de 300 objets grecs, byzantins, vénitiens ou ottomans.
Entre autres trésors, les dyptiques consulaires en ivoire, orfèvrerie d’or et d’argent, tableaux et gravures, bijoux, porcelaines

Marguerite Gérard : artiste en 1789 dans l’atelier de Fragonard

«Celui qui n’a pas vécu au dix-huitième siècle avant la Révolution ne connaît pas la douceur de vivre » disait Talleyrand. L’exposition du musée Cognacq Jay en donne une belle illustration. Belle sœur et collaboratrice de Fragonard, originaire de Grasse, Marguerite Gérard a laissé le portrait de tout ce qui comptait à Paris avant la révolution. Fillettes, comédiennes, représentants du Tiers état dans leur costume noir de séance des Etats généraux, peintres, architectes … la mise en scène est souvent la même, un guéridon, un siège, un livre ou quelques roses, mais la vie et la couleur éclatent dans ces petits formats dont beaucoup n’ont jamais été montrés au public.

Le cercle des amis est présent, Boilly, Fragonard, Hubert Robert… seul portrait peint en extérieur, le peintre de la Reine et des fêtes du petit Trianon y déborde d’humanité. Il semble bien peu armé devant les épreuves qui l’attendent pendant la Terreur.

Titien, Tintoret, Véronèse… Rivalités à Venise (Paris)

Sur l’affiche de l’exposition, Vénus nous observe dans son miroir, elle guette nos réactions.  L’érotisme est omniprésent dans cette toile.  Il ombre les plis de la chair, l’or des cheveux, tisse les étoffes… le Titien  sublime l’art du reflet si important à Venise au XVIe siècle dans la joute entre peinture et sculpture.
L’exposition du Louvre  présente  un beau panorama sur la peinture à Venise dans la seconde moitié du XVIe siècle, quand Tintoret, Véronèse, Bassano, à la suite de Titien, inventaient  une nouvelle peinture plus intimiste et intériorisée.
Au hasard des salles on croise l’autoportrait du Tintoret, si tourmenté, et les beaux portraits mondains qui prennent alors  la forme classique, fixée par Titien, qui perdure jusqu’à nos jours. Ces  images sociales idéalisées, un peu hiératiques, vibrent  d’une vie familiale et anecdotique, qui les rend  légères.

Festivals de l'été

Les Zaccros d’ma rue

La 10e édition du festival de Nevers (58) dans la Nièvre, a eu lieu du 5 au 14? juillet 2009, avec 60 compagnies d’artistes qui ont fait vibrer un nombre impressionnant de spectateurs aimant les arts de la rue.

Filippo et Filippino Lippi... et la Vierge

Pourtant habituée des expositions du Musée du Luxembourg et de l’habillage des murs si foncés, je suis saisi par l’ambiance feutrée, presque intime de la première salle. La sensation étrange de rentrer dans la maison d’un prêtre m’envahit. Les éclairages uniquement tournés vers les œuvres, inondent la salle d’une douce pénombre. Je suis absorbée par les tableaux et les sculptures et j’oublie totalement